Alvarino Monteiro
22 Ans le Pontet
Repose en Paix couzin
toutes la famille pense a toi
Le CALME AVANT LA TEMPETE
tu nous manque deja a tous,ton sourire.....
Le Pontet : Poignardé en pleine rue au cours d'une violente rixe
Publié le lundi 7 septembre 2009 à 08H47
Un homme de 22 ans est mort hier soir en tentant de s'interposer dans une bagarre entre deux communautés
Plus de 60 gendarmes étaient encore sur place hier soir alors que la tension était toujours vive sur la rue de la République, au Pontet, où s'est déroulée cette violente rixe qui s'est soldée par la mort d'un jeune Comorien de 22 ans.
Le centre ville du Pontet est plongé dans une atmosphère de chaos. Un sentiment étrange et pesant de calme règne avant le retour quasi inévitable de la tempête. Des faits aussi dramatiques ont souvent un écho, une réplique.
Sur la rue de la République, non loin du parc et juste devant un magasin de fruits et légumes, les petits groupes de jeunes se multiplient alors qu'une soixantaine de gendarmes sont positionnés pour tenter de maintenir l'ordre, encore très précaire. Les regards se croisent, les deux parties se jaugent. La tension est palpable quelques instants après le violent affrontement qui vient de s'y dérouler.
L'artère principale du centre ville a été, hier vers 18h40, la scène d'une rixe d'une très rare violence opposant une cinquantaine de jeunes des communautés turques et maghrébines."Tout a démarré sur trois zones différentes avant de se terminer au centre ville" confie une source proche de l'enquête."L'origine du conflit serait le vol d'un autoradio perpétré il y a environ deux mois". Depuis la tension serait montée crescendo entre les deux communautés. Jusqu'au drame...
En effet, au cours de la rixe, un jeune homme d'origine comorienne âgé de 22 ans et résidant dans la cité St Louis, est poignardé. "Il avait une très profonde plaie juste en dessous du coeur" assure un proche de l'affaire. À l'arrivée des pompiers, le jeune homme est en arrêt cardio-ventilatoire. Il décédera des suites de ses blessures à l'hôpital d'Avignon."Ce qui est fou, c'est qu'il était intervenu pour calmer tout le monde" déplore l'une de nos sources.
Deux autres jeunes âgés de 16 et 18 ans sont blessés et hospitalisés. C'est d'ailleurs l'un des deux qui a donné l'alerte aux pompiers alors qu'il souffrait d'un grave traumatisme crânien provoqué, selon ses dires, par un coup de batte de baseball.
Devant l'hôpital plusieurs familles maghrébines s'étaient rassemblées hier soir pour manifester leur colère, la police a même dû intervenir. Du côté du Pontet, ce sont plusieurs dizaines de militaires qui étaient déployés : la compagnie d'Avignon au grand complet, la brigade des recherches, le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie d'Orange et de Carpentras, ainsi qu'un escadron de gendarmes mobiles.
L'enquête, elle, allait être confiée aux fins limiers de la Section de recherches de Marseille. Ils devraient pouvoir s'appuyer sur les images précieuses d'une caméra de vidéosurveillance placée au carrefour central à une cinquantaine de mètres de la scène du crime. "Des investigations sérieuses vont être menées. Vous savez, c'est le Ramadan et ils sont très fatigués mais je suis persuadé que le conflit n'est pas d'origine communautariste. Les Turcs et les Maghrébins vivent ensemble et sans problème depuis des années au Pontet, que cela soit dans la vie sportive ou dans la vie associative" confiait le maire Alain Cortade.
Pourtant, au cours de notre reportage, plusieurs gendarmes nous ont fait part de leur vision des choses, plutôt différente : "Depuis un moment, on sentait que ça allait dégénérer". À l'heure où nous mettions sous presse, le centre ville était encore sous très haute tension et les forces de l'ordre s'attendaient à une chaude nuit.